Sommaire des chants
Comme la majorité des cercles faisant partie de l’ACS, la lukot a pris l’habitude de chanter trois chants en fin d’activité. Il s’agit évidemment du chant du cercle, du “ Semeur ” ainsi que de “ La Marche des Etudiants ”
Le chant du cercle ne peut être chanté uniquement que par des baptisés. Pour pouvoir lancer ce chant, il faut obligatoirement être baptisé à la Lukot. Ce chant, tout comme les chants des autres cercles, ne peut pas être lancé et chanté n’importe ou et à n’importe quelle occasion. Il faut toujours veiller à le respecter. Respecter un chant, c’est respecter le cercle auquel il appartient. C’est impératif pour les bleus de connaître ce chant!
Comme tous les chants de cercle, il se chante la penne posée sur le cœur.
Refrain
La penne ou la calotte
non ce n'est pas le plus important
nous autres à la Lukot
nous sommes d'abord étudiants
C'est toujours dans la joie
qu'on a le gueule de bois
car c'est les infirmières
qui nous soignent à la bière
Refrain
Et quand s'pointe le flicaille
nous opposons d'bon coeur
la chope et la guindaille
à ce troupeau d'branleurs
Refrain
Belote, wist au café
nous sommes très occupés
c'est pas souvent qu'on glande
en haute d'la rue d'Irlande
Refrain
Par entière barrique
nous étanchons sans halte
l'instinct polydipsique
des tant piliers du malte
Refrain
Le Semeur est le chant de l’Université Libre de Bruxelles. Il n’est pas reconnu comme un chant officiel mais cependant fait entièrement partie de la tradition estudiantine. Il s’agit d’un chant sacré. On ne peut également pas chanter ou lancer ce chant n’importe quand et à n’importe quelle occasion. Comme c’est un chant sacré il se chante debout la penne sur le cœur et à voix basse.
Lors du dernier couplet, lorsque le chant critique la papauté, les membres de la Lukot doivent remmettre leur penne sur la tête. La Lukot étant le cercle d’une école catholique, on ne peut respecter cette partie du chant en laissant notre penne sur le cœur.
Semeurs vaillants du rêve,
Du travail du plaisir,
C'est pour nous que se lève
La moisson d'avenir ;
Ami de la science,
Léger, insouciant,
Et fou d'indépendance
Tel est l'étudiant !
Refrain
Frère, chante ton verre
Et chante ta gaieté,
La femme qui t'est chère
Et la Fraternité.
À d'autres la sagesse,
Nous t'aimons, vérité,
Mais la seule maîtresse,
Ah, c'est toi, liberté !
Aux rêves de notre âge,
Larges, ambitieux,
S'il était fait outrage
Gar' à l'audacieux !
Si l'on osait prétendre
Y mettre le holà,
Liberté, pour défendre
Tes droits, nous serions là !
Refrain
Une aurore nouvelle
Grandit à l'horizon ;
La scienc' immortelle
Éclaire la raison.
Rome tremble et chancelle
Devant la vérité ;
Serrons-nous autour d'elle
Contre la papauté !
Refrain
Il s’agit également d’un chant sacré. Tout comme le semeur il se chante debout, la penne sur le cœur et sans crier.
Nous sommes ceux qu'anime la folie
Et qui s'en vont ivres de liberté ;
Nous faisons guerr' à la mélancolie
Ou la cachons sous des cris de gaieté.
Bourgeois sans feu, votre vie est banale :
Les préjugés guident vos fronts tremblants ;
Chez nous, l'on a l'humeur paradoxale, | (bis)
Le coeur léger, et le gosier brûlant. |
Des vieux gaulois nous gardons la mémoire
En les chantant perchés sur nos tonneaux ;
Si le bourgeois veut nous payer à boire,
Nous le suivrons jusqu'au fond des caveaux.
Fraternité, tu nais entre les verres ;
Ami, buvons à la Fraternité !
Haro ! Haro sur les mines sévères ! | (bis)
Pourquoi Bacchus n'est-il pas député ? |
Si nous avons parfois la bourse plate,
Nous possédons bien des coeurs de trottins ;
Car, en amour, nous sommes des pirates
Braquant partout leurs regards assassins.
Souvent, pourtant, nous devons en rabattre
De nos grands airs de riche Don Juan :
Dans les bouquins nous allons nous ébattre | (bis)
Pour oublier les suppôts de Satan. |
Quand nous serons amis de doctes sages,
Nous sourirons doucement au passé
En regrettant, malgré tout, ce bel âge
D'enthousi-asme à jamais effacé.
Alors, tirant sur nos vieilles bouffardes,
Nous redirons à mi-voix nos chansons ;
Elles étaient peut-être un peu gaillardes | (bis)
Mais on hurlait si bien à l'unisson ! |